Transferência "(...) A PSICANÁLISE INVENTOU DE FACTO UMA NOVA FORMA DE AMOR CHAMADA TRANSFERÊNCIA." JACQUES-ALAIN MILLER (Lacan Dot Com)
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segunda-feira, 7 de março de 2011
segunda-feira, 14 de setembro de 2009
Ars Industrialis - Paris
AGENDA SEPTEMBRE / OCTOBRE 2009
16 septembre 2009 : "Acteur ou spectateur ? L'adresse au public en question" - Colloque organisé par les Ateliers de Développement culturel, avec Bernard Stiegler, Fred Sancere et Solange Oswald, à 14h00, Nouvel Olympia, TOURS.
Accueil café dés 13h45 - Réservation conseillée auprès de Valérie METAIS 02 47 21 64 29 v.metais@ville-tours.fr ou de Corinne Grouhel 02.38.68.28.26 corinne.grouhel@cultureocentre.fr
24 septembre 2009 : "Formation et déformation de l'attention" - conférence de Bernard STIEGLER dans le cadre du 21° Congrès National de l'AFPEN, Association Française des Psychologues de l'Education Nationale, à 15 heures, Polydôme, Place du 1° mai, 63100 FLERMONT-FERRAND.
Programme : http://www.afpen.fr/sites/www/IMG/pdf_plaquetteBdef.pdf
25 septembre 2009 : "Is Google ...? (Nouveauté dans l'art de la lecture)"- conférence d'Alain Giffard au Centre international de poésie Marseille, à 19h00, Centre de la Vieille Charité, 2, rue de la Charité, MARSEILLE.
http://www.cipmarseille.com
3 octobre 2009 : "Autour du 155ème anniversaire de Jean Jaurès"- Conférence de Bernard Stiegler à la Maison de la poésie dans le cadre du cycle de conférence "Figures d'humanité", à 15 heures, à la Maison de la Poésie, Passage Molière, 157, rue Saint Martin, 75003 PARIS.
Réservation conseillée au 01 44 54 53 00
3 octobre 2009 : "Une Nuit blanche en enfer"- conférence de Bernard Stiegler/ Intallation Hiatus, à 20h30 à la station de métro Porte de la Chapelle, PARIS.
6 octobre 2009 : "Création artistique et espace public, question du vivre ensemble" - conférence de Bernard Stiegler organisée par Lieux Publics, à 19h15, Bibliothèque de l'Alcazar, 58 Cours Belsune, MARSEILLE.
info : http://www.lieuxpublics.fr
13 octobre 2009 : "Créativité, Économie et Territoires" - conférence de Bernard Stiegler à l'Université de Lille 1, à 18h30, Espace Culture, Université de Lille 1, Cité Scientifique, VILLENEUVE D'ASCQ.
info : http://www.univ-lille1.fr/laculture/Espace_Culture
14 octobre 2009 : "Un nouveau modèle fondé sur la contribution" - Conférence de Bernard Stiegler dans le cadre de la Convention USF 2009, organisée par le Club des utilisateurs SAP, à 11h00 au CNIT de Paris, LA DEFENSE.
Information et inscription : http://www.usfconventions.fr/
16 octobre 2009 : "Les nouveaux forums d'éducation citoyenne" - Conférence d'Alain Giffard dans le cadre des Entretiens de la Liberté, "Le retour du Politique ?", organisés par l'Institut d'Etudes politiques, à 15h45, Chateau de La Brède, MARTILLAC.
20 octobre 2009 : "Après la crise, que restera-t-il de la crise ?" - conférence de Bernard Stiegler dans le cadre du séminaire organisé par l'IREP, à 10 heures, au Centre de Conférence Etoile Saint Honoré, PARIS.
Information et programme complet : http://www.irep.asso.fr/actualites.php?id=51
Contact : Pierre Legendre - tel : 01 45 63 71 73
23 octobre 2009 : "La créativité et l'innovation au coeur de la relation homme / territoire dans un monde numérique" - débat avec Bernard Stiegler, Heinz Wismann et Hervé Le Guyader (modérateur), dans le cadre des Ateliers "Le numérique et la créativité en région", à 10h00, Conseil Régional d'Aquitaine, Hôtel de Région, 14 rue François de Sourdis, BORDEAUX.
Association Ars Industrialis
http://www.arsindustrialis.org | contact@arsindustrialis.org
16 septembre 2009 : "Acteur ou spectateur ? L'adresse au public en question" - Colloque organisé par les Ateliers de Développement culturel, avec Bernard Stiegler, Fred Sancere et Solange Oswald, à 14h00, Nouvel Olympia, TOURS.
Accueil café dés 13h45 - Réservation conseillée auprès de Valérie METAIS 02 47 21 64 29 v.metais@ville-tours.fr ou de Corinne Grouhel 02.38.68.28.26 corinne.grouhel@cultureocentre.fr
24 septembre 2009 : "Formation et déformation de l'attention" - conférence de Bernard STIEGLER dans le cadre du 21° Congrès National de l'AFPEN, Association Française des Psychologues de l'Education Nationale, à 15 heures, Polydôme, Place du 1° mai, 63100 FLERMONT-FERRAND.
Programme : http://www.afpen.fr/sites/www/IMG/pdf_plaquetteBdef.pdf
25 septembre 2009 : "Is Google ...? (Nouveauté dans l'art de la lecture)"- conférence d'Alain Giffard au Centre international de poésie Marseille, à 19h00, Centre de la Vieille Charité, 2, rue de la Charité, MARSEILLE.
http://www.cipmarseille.com
3 octobre 2009 : "Autour du 155ème anniversaire de Jean Jaurès"- Conférence de Bernard Stiegler à la Maison de la poésie dans le cadre du cycle de conférence "Figures d'humanité", à 15 heures, à la Maison de la Poésie, Passage Molière, 157, rue Saint Martin, 75003 PARIS.
Réservation conseillée au 01 44 54 53 00
3 octobre 2009 : "Une Nuit blanche en enfer"- conférence de Bernard Stiegler/ Intallation Hiatus, à 20h30 à la station de métro Porte de la Chapelle, PARIS.
6 octobre 2009 : "Création artistique et espace public, question du vivre ensemble" - conférence de Bernard Stiegler organisée par Lieux Publics, à 19h15, Bibliothèque de l'Alcazar, 58 Cours Belsune, MARSEILLE.
info : http://www.lieuxpublics.fr
13 octobre 2009 : "Créativité, Économie et Territoires" - conférence de Bernard Stiegler à l'Université de Lille 1, à 18h30, Espace Culture, Université de Lille 1, Cité Scientifique, VILLENEUVE D'ASCQ.
info : http://www.univ-lille1.fr/laculture/Espace_Culture
14 octobre 2009 : "Un nouveau modèle fondé sur la contribution" - Conférence de Bernard Stiegler dans le cadre de la Convention USF 2009, organisée par le Club des utilisateurs SAP, à 11h00 au CNIT de Paris, LA DEFENSE.
Information et inscription : http://www.usfconventions.fr/
16 octobre 2009 : "Les nouveaux forums d'éducation citoyenne" - Conférence d'Alain Giffard dans le cadre des Entretiens de la Liberté, "Le retour du Politique ?", organisés par l'Institut d'Etudes politiques, à 15h45, Chateau de La Brède, MARTILLAC.
20 octobre 2009 : "Après la crise, que restera-t-il de la crise ?" - conférence de Bernard Stiegler dans le cadre du séminaire organisé par l'IREP, à 10 heures, au Centre de Conférence Etoile Saint Honoré, PARIS.
Information et programme complet : http://www.irep.asso.fr/actualites.php?id=51
Contact : Pierre Legendre - tel : 01 45 63 71 73
23 octobre 2009 : "La créativité et l'innovation au coeur de la relation homme / territoire dans un monde numérique" - débat avec Bernard Stiegler, Heinz Wismann et Hervé Le Guyader (modérateur), dans le cadre des Ateliers "Le numérique et la créativité en région", à 10h00, Conseil Régional d'Aquitaine, Hôtel de Région, 14 rue François de Sourdis, BORDEAUX.
Association Ars Industrialis
http://www.arsindustrialis.org | contact@arsindustrialis.org
segunda-feira, 5 de maio de 2008
Communiqué d' Ars Industrialis
LE NUMERIQUE DANS L'ECONOMIE ET LA COGNITION DE L'ATTENTION
avec
Christian Fauré : La gigantomachie autour des data centers
et
Alain Giffard : Lecture numérique, lectures industrielles : contrôle de l'attention et catastrophe cognitive
Théâtre National de La Colline - 14 rue Malte Brun - Paris 20°
17 mai 2008 à 14 heures
entrée libre
Christian Fauré : La gigantomachie autour des data centers
Ce qui nous motive, à Ars Industrialis, c'est la constitution d'une politique industrielle des technologies de l'esprit. Or cette question ne peut s'instruire sans connaître l'évolution toute récente de l'industrie des technologies de l'information.
En quelques années, nous avons ainsi assisté à des investissements colossaux dans la construction de centres de données et de calculs, les fameux data centers. Cette concentration d'outils de production industriels de masse (puissance de calcul et de stockage) rappelle à certains égards l'évolution qu'à connu le secteur de l'énergie électrique à un siècle d'intervalle. C'est d'ailleurs sur ce parallèle que se fonde l'argumentation du journaliste américain Nicholas Carr dans son dernier ouvrage : "The Big Switch : rewiring the world, from Edison to Google".
Confirmant les diagnostics qui ont déjà été fait par l'association, personne ne sera surpris de constater que les plus grands acteurs industriels de cette concentration (Google, Amazon) sont des acteurs financés par la vente de produits culturels ainsi que par la publicité.
C'est donc une forme de géopolitique de la situation qui sera ainsi présentée afin de nous donner les moyens d'analyser le sens et les enjeux de cette concentration des data centers. Il faudra également relativiser les propos de Nicholas Carr dans le parallèle qu'il fait entre l'industrie des technologies de l'information et l'industrie électrique, car la métaphore empêche de penser cette nouvelle politique industrielle des technologies de l'esprit à laquelle nous appelons.
C'est par la compréhension des enjeux de cette véritable gigantomachie, à laquelle nous assistons en ce début de XXI siècle, que nous pourrons faire des premières propositions concrètes qui seront soumises à la discussion avec le public lors de cette séance...
Alain Giffard : Lecture numérique, lectures industrielles : contrôle de l'attention et catastrophe cognitive
L'interrogation initiale est une partagée par le public le plus large : quel est le devenir de la lecture dans le temps où se développe sa forme numérique ?
Et, pour commencer : la lecture numérique existe-t-elle ? peut-elle « prendre la place » de la lecture classique ?
Cette question est abordée à travers les notions communes à Ars Industrialis, et reprise aussi en fonction des thématiques travaillées en ce moment par l'association: la relation inter-générationnelle, l'éducation, le soin des enfants ; la réflexion sur l'économie politique et l'hypothèse d'une « économie de la contribution ». La lecture numérique est donc envisagée du double point de vue d'une nouvelle et nécessaire instrumentation des savoirs, et d'une réflexion sur l'économie de l'attention, point crucial pour les enfants.
En m'appuyant sur une étude remise au ministère de la Culture et de la Communication, je soulignerai plusieurs traits de la lecture numérique : son caractère de « technique par défaut » et la surcharge opératoire du lecteur qui en découle ; le risque d'une concordance entre le type d'attention mobilisée (« hyper attention » plutôt qu'attention soutenue), le type de lecture (de scrutation ou d'information plutôt qu'approfondie), et le degré d'exécution de l'acte de lecture; la place de la simulation.
Comme pratique, la lecture numérique se développe dans un cadre général que caractérisent deux nouveautés inouïes : le retrait des puissance publiques, et l'essor des industries de la lecture. L'abstention ou l'incurie des puissances publiques suscite un face à face du public des lecteurs numériques et des industries de lecture. La tension de ce face-à-face n'est rien d'autre que ce qui structure aujourd'hui « l'espace des lectures industrielles ».
J'essaierai d'examiner comment les pratiques de lecture des enfants et des jeunes s'inscrivent dans cet espace des lectures industrielles. Comme technologie, la lecture numérique est à la fois poison et contre poison. Elle peut assister le développement du sens critique, notamment en permettant une autre grammatisation de l'audiovisuel. Mais elle peut aussi, comme les autres technologies de l'information, devenir un instrument dans la concurrence de plus en plus déclarée que les médias générationnels livrent à l'école et aux parents. C'est au point précis où se croisent le marketing des médias générationnels et le groupe dit des « natifs du numérique », c'est à dire là où le conflit pour le contrôle de l'attention des enfants et la définition de la lecture de référence est le plus ouvert que se situent, selon moi, les risques véritables d'une catastrophe cognitive et culturelle.
avec
Christian Fauré : La gigantomachie autour des data centers
et
Alain Giffard : Lecture numérique, lectures industrielles : contrôle de l'attention et catastrophe cognitive
Théâtre National de La Colline - 14 rue Malte Brun - Paris 20°
17 mai 2008 à 14 heures
entrée libre
Christian Fauré : La gigantomachie autour des data centers
Ce qui nous motive, à Ars Industrialis, c'est la constitution d'une politique industrielle des technologies de l'esprit. Or cette question ne peut s'instruire sans connaître l'évolution toute récente de l'industrie des technologies de l'information.
En quelques années, nous avons ainsi assisté à des investissements colossaux dans la construction de centres de données et de calculs, les fameux data centers. Cette concentration d'outils de production industriels de masse (puissance de calcul et de stockage) rappelle à certains égards l'évolution qu'à connu le secteur de l'énergie électrique à un siècle d'intervalle. C'est d'ailleurs sur ce parallèle que se fonde l'argumentation du journaliste américain Nicholas Carr dans son dernier ouvrage : "The Big Switch : rewiring the world, from Edison to Google".
Confirmant les diagnostics qui ont déjà été fait par l'association, personne ne sera surpris de constater que les plus grands acteurs industriels de cette concentration (Google, Amazon) sont des acteurs financés par la vente de produits culturels ainsi que par la publicité.
C'est donc une forme de géopolitique de la situation qui sera ainsi présentée afin de nous donner les moyens d'analyser le sens et les enjeux de cette concentration des data centers. Il faudra également relativiser les propos de Nicholas Carr dans le parallèle qu'il fait entre l'industrie des technologies de l'information et l'industrie électrique, car la métaphore empêche de penser cette nouvelle politique industrielle des technologies de l'esprit à laquelle nous appelons.
C'est par la compréhension des enjeux de cette véritable gigantomachie, à laquelle nous assistons en ce début de XXI siècle, que nous pourrons faire des premières propositions concrètes qui seront soumises à la discussion avec le public lors de cette séance...
Alain Giffard : Lecture numérique, lectures industrielles : contrôle de l'attention et catastrophe cognitive
L'interrogation initiale est une partagée par le public le plus large : quel est le devenir de la lecture dans le temps où se développe sa forme numérique ?
Et, pour commencer : la lecture numérique existe-t-elle ? peut-elle « prendre la place » de la lecture classique ?
Cette question est abordée à travers les notions communes à Ars Industrialis, et reprise aussi en fonction des thématiques travaillées en ce moment par l'association: la relation inter-générationnelle, l'éducation, le soin des enfants ; la réflexion sur l'économie politique et l'hypothèse d'une « économie de la contribution ». La lecture numérique est donc envisagée du double point de vue d'une nouvelle et nécessaire instrumentation des savoirs, et d'une réflexion sur l'économie de l'attention, point crucial pour les enfants.
En m'appuyant sur une étude remise au ministère de la Culture et de la Communication, je soulignerai plusieurs traits de la lecture numérique : son caractère de « technique par défaut » et la surcharge opératoire du lecteur qui en découle ; le risque d'une concordance entre le type d'attention mobilisée (« hyper attention » plutôt qu'attention soutenue), le type de lecture (de scrutation ou d'information plutôt qu'approfondie), et le degré d'exécution de l'acte de lecture; la place de la simulation.
Comme pratique, la lecture numérique se développe dans un cadre général que caractérisent deux nouveautés inouïes : le retrait des puissance publiques, et l'essor des industries de la lecture. L'abstention ou l'incurie des puissances publiques suscite un face à face du public des lecteurs numériques et des industries de lecture. La tension de ce face-à-face n'est rien d'autre que ce qui structure aujourd'hui « l'espace des lectures industrielles ».
J'essaierai d'examiner comment les pratiques de lecture des enfants et des jeunes s'inscrivent dans cet espace des lectures industrielles. Comme technologie, la lecture numérique est à la fois poison et contre poison. Elle peut assister le développement du sens critique, notamment en permettant une autre grammatisation de l'audiovisuel. Mais elle peut aussi, comme les autres technologies de l'information, devenir un instrument dans la concurrence de plus en plus déclarée que les médias générationnels livrent à l'école et aux parents. C'est au point précis où se croisent le marketing des médias générationnels et le groupe dit des « natifs du numérique », c'est à dire là où le conflit pour le contrôle de l'attention des enfants et la définition de la lecture de référence est le plus ouvert que se situent, selon moi, les risques véritables d'une catastrophe cognitive et culturelle.
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